Justice

Justice : L’ancien président vénézuélien Maduro comparaît à New York, conteste la légalité de son arrestation

L’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro a fait sa première apparution, ce lundi 5 janvier 2026, devant un tribunal fédéral de New York. Arrêté lors d’une opération américaine d’une rare audace samedi dernier, il a plaidé non coupable aux accusations de trafic de stupéfiants et de narco-terrorisme visant son entourage et lui-même.

Dès son entrée dans la salle d’audience, l’ex-chef d’État a affirmé être « toujours le président » du Venezuela, contestant avec vigueur la légalité de son interpellation. Les images de sa prise en charge par les forces de l’ordre, diffusées largement par les rédactions internationales, montrent l’ancien dirigeant encadré par des policiers américains.

Maduro est poursuivi, avec plusieurs de ses proches collaborateurs, pour son implication présumée dans un vaste réseau de trafic de cocaïne à destination des États-Unis, ainsi que pour des faits qualifiés de « narco-terrorisme ». Ces charges, portées par le ministère de la Justice américain, remontent à plusieurs années et ont fait l’objet d’un acte d’accusation en mars 2020.

Lors de cette audience préliminaire, la défense a immédiatement soulevé des exceptions de procédure, dénonçant une « capture illégale » et un déni de l’immunité souveraine dont aurait dû bénéficier, selon elle, un chef d’État en fonction au moment des faits allégués.

Le juge fédéral a fixé la prochaine audience au 17 mars 2026, laissant présager un processus judiciaire long et politiquement sensible. Les analystes s’attendent à des débats houleux, tant sur le fond des accusations que sur la validité juridique de l’arrestation, une opération dont les détails exacts n’ont pas encore été divulgués par les autorités américaines.

La présence de Maduro sur le sol américain et son passage devant la justice fédérale constituent un événement géopolitique majeur, susceptible de tendre davantage les relations déjà exécrables entre Washington et Caracas.

À Caracas, le gouvernement actuel, dirigé par un successeur désigné par le chavisme, a dénoncé un « kidnapping international » et promis de recourir à toutes les instances internationales. L’affaire devrait être portée devant le Conseil de sécurité des Nations Unies dans les prochains jours.

L’audience du 17 mars prochain marquera la prochaine étape d’un procès historique, observé avec attention par les chancelleries et les organisations de défense des droits à travers le monde.

Franklin MIGABO

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